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Le 3 mai, à Paris, le Ministre Douste-Blazy propose la généralisation du dossier médical informatisé pour tous les assurés français, et que le remboursement des soins en dépende. Pour quand le dossier médical électronique (DME) sera-t-il disponible ? Les nouvelles internationales foisonnent.
Le 5 mai, à Cork, le Ministre de Santé irlandais ouvre la conférence les Prix de la eSanté 2004 de la Commission Européenne. Selon le Plan d’action eEurope, « à fin 2005, les citoyens doivent pouvoir accéder à services en ligne pour la santé comprenant : information santé et prévention, dossier électronique, téléconsultation et remboursement. Les Etats Membres doivent implémenter des réseaux nationaux et régionaux reliant hôpitaux, laboratoires, professions de santé. »
Le Ministre irlandais inaugure le portail national de la santé irlandais, un site web et un portail pour professionnels, ce qui met l’Irlande sur la voie du DME.
Le 5 mai, de l’autre côté de l’Atlantique, le Ministre de Santé américain Tommy Thompson et son Président annoncent que tout américain doit pouvoir bénéficier d’un DME en 2010.
Kaiser Permanente, l’assureur HMO(Health Maintenance Organization) le plus important des Etats-Unis, annonce l’introduction dans l’état de Hawaii de son DME. Ce DME doit être opérationnel début 2005, à l’échelle de l’ensemble des 9 états qu’il couvre, reliant les 12 000 médecins et 8 millions de patients. Les patients, comme les médecins, pourront accéder au dossier en ligne.
Le 7 mai, les Etats-Unis nomment le Docteur David Brailer, responsable d’un nouveau bureau du Ministère de santé Américain, National Health Information Technology Coordination. Ce bureau va créer des incentives pour favoriser l’intégration du DME dans tous les programmes publiques.
Le 14 mai, le Sénateur Kennedy introduit un projet de loi selon lequel les professionnels de santé devront avoir adopté le DME avant l’année 2011, date à partir de laquelle ils verront leur remboursement baisser.
Le Ministre de Santé américain annonce l’adoption d’un projet de dossier standard à vocation nationale, dit HL7. Ce projet a été voté par le bureau de standards nationaux, ANSI.
Le 15 mai paraît le numéro spécial du British Medical Journal, consacré à la e-santé [1].
Le programme britannique, dirigé par le coordinateur national, Richard Granger, coûte 9,2 millions d’euros et prévoit la mise en place sur 10 ans d’un système destiné à créer un DME pour l’ensemble des Anglais, reliant 50 millions de citoyens, 30 000 médecins et 270 établissements de santé. Un autre auteur, pessimiste, nous rappelle que l’enregistrement du récit clinique est indispensable ; la visite ne peut se résumer à un codage informatisé. Le journal, quoique critique de l’oeuvre de M. Granger, conclut qu’il est interdit que cette initiative échoue, tellement l’Angleterre en a besoin pour faire face aux besoins médicaux.
Le 19 mai, le Dr Brailer, annonce lors d’un Congrès en Floride que l’état américain n’investira pas ses fonds propres ; en revanche il fera le maximum pour mobiliser le secteur privé moyennant des encouragements financiers et la mise à disposition de standards. La subvention n’est pas une solution. Seule la démonstration d’un retour sur investissement est valable Brailer a promis de présenter son plan fin juillet à l’occasion de la conférence nationale de la IT infrastructure.
Le 20 mai, selon le Shanghai Daily, les hôpitaux de Shanghai mettent en place un système d’enregistrement et d’archivage de dossiers médicaux en ligne. Un pilote est en cours dans cinq hôpitaux.
L’intégration d’un dossier médical électronique à grande échelle semble prendre 7 à 10 ans, sauf si l’on emprunte un outil qui existe déjà. Et si c’était prêt pour le mois de mai prochain... ?
Denise Silber est économiste de la santé et experte en réseaux.
Comment gérerons nous les données médicales si un jour le bruit des bottes raisonne à nouveau sur nos pavés et qu’une administration dérape comme il y a 60 ans ? (Bah ca arrivera jamais en Europe :) ..kosovo.. serbie ... ) Système carte bancaire inviolable (violé par un gamin devant huissier), système GSM inviolable (violé), Coupures en euro terriblement infalsifiables (falsifiées), carte télécom à puce inviolable (violée), ... les données de santé seront violées comme les autres (challenge de hacker...). Un dossier médical papier reste sous le controle du médecin qui peut, en son ame et conscience, le détruire ou l’amputer dans l’intéret et sur demande de son patient. Une donnée numérisée laisse pratiquement toujours une trace et ne demande qu’a être copiée. Essayez de détruire toute trace d’une donnée (faites le tour des backups, cd, etc etc...)...même nos responsables se font piéger par leur traces numériques (1000 Kms en 3 heures...)
Je ne pense pas etre particulièrement parano pourtant. J’adore la hi-tech depuis des années y compris dans mon exercice professionnel. Mais je n’arrive pas à faire confiance à des tiers, même de bonne foi, pour gérer des données sensibles.
Bonjour,
Vous n’êtes pas le seul à avoir ce point de vue.
Personnellement, je suis certain que ce dossier centralisé aura peu de succès. Je crois plus à la possibilité pour le patient d’avoir son dossier sur lui (mémoire flash) et d’en faire ce que bon lui semble. Finalement, il sera le meilleur gestionnaire de son dossier santé 
Voir articles : "sesam ouvre toi" "complice, coupable ou aveugle" "EN EXCLUSIVITE ! SUR LE SITE NEODALI LA VERSION DECOMTAMINEE DES APIS SSV." "la Cnil et nous" "la parole à la défense"
sur le site de l’ADAS :
http://www.webzinemaker.com/adas/
Martine Marchand
Bonjour,
Permettez à l’humeur de s’exprimer avant toute discussion raisonnée
arrhhكممكنتتلاىةزو ; ta m…
la saisie...la saisie...la saisie....la saisie...la saisie...la saisie...la saisie...la saisie...la saisie....la saisie...la saisie...la saisie...mon pognon...mon pognon...mon pognon...mon pognon...mon pognon...mon pognon...ma liberté...ma liberté...ma liberté...ma liberté
ça va pas non !!! ça va etre la goutte qui nous fera le vase ( de la consult) déborder pour de bon...
pas mal de gens ont investis dans un logiciel ; certain l’ont même fabriqué pour se libérer des éditeurs...
ils ont voulu et ils ont réussis à nous ferrer dans le système sésam vital ; les pieds et point liés chez les éditeurs.....arhh...
ils recommencent pour le dossier médical....
je ne veux pas y mettre un seul euro de ma poche ni une minute de mon temps de consult en plus , ni y sacrifier un seul octet de mon logiciel. Ou alors qu’il nous flanque d’un COUP d’UN SEUL sesam vital ET le dossier médical à leur frais dans un site sécurisé et mis à jour par eux ..et nous fournissent des passerelles clés en main à leur frais pour balancer récupérer les informations du DMP vers notre logiciel. Ça va pas être SIIIIIIIIMMMMMMMPLE.
cette fois ils vont se mettre à dos les anti et les pros de l’ informatiques à la fois.
ça me fait penser à ces assurances qui passent leur temps à vous envoyer des formulaires à remplir....bastaaaaaaaaaaa…safiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii صصصصص صصصص حنتنمكتتالاخعغااعابااكباكب
halte aux vampires
allons enfants...ressortez la guillotine symbolique qui a servi pour décapiter Juppé-barrot pour douste+raf.
| Permettez à l’humeur de s’exprimer avant toute discussion raisonnée |
Raisonnée ?? Heureusement, sinon...
Connaissant la médecine et l’informatique, je peux dire que c’est impossible de noter dans un ordinateur tout ce qui concerne un organisme humain sur des années.
D’autre part, la relation médecin-malade est capitale. Si le médecin est rivé sur son écran, il ne sera plus attentif à la personne présente.
Enfin, les données médicales d’une personne sont intimes. Si tout le monde y a accès, que devient l’intimité et la liberté ?
L’informatique coûte cher. Elle augmentera les coûts de la santé.
Qui profite de l’argent des patients et des remboursements issus des cotisations sociales, les professionnels de la santé ...
Eh oui, ça fait beaucoup de critiques, mais puisque c’est le moment d’y réfléchir, autant apporter quelques éléments de réflexion au sujet.
Je trouve le communiqué de Presse de la SFMG particulièrement pertinent :
Lors du salon Hôpital-Expo le 27 mai dernier, la Société Française de Médecine Générale (SFMG) est intervenue au sujet du Dossier Médical Partagé (DMP). Ce dossier est présenté comme la pierre angulaire de la réforme de la Santé proposée par le ministre de la Santé. Obligatoire depuis plusieurs années, il répond initialement au besoin des professionnels de consigner des informations nécessaires aux soins et à la prévention. La multiplication des intervenants, la complexification des procédures de santé, leur coût et leur possible iatrogénie, rend utile le partage de ces informations. La SFMG travaille depuis plusieurs années sur la structuration des données médicales, tant sur le plan conceptuel que technique. A côté des problèmes technologiques qui trouveront leurs solutions, la mise en place d’un tel dispositif nécessite de se poser quelques questions préalables.
Le contenu
L’histoire de la santé d’une personne est une succession d’événements. Le dossier médical est un outil vivant de mémoire et de synthèse pour le médecin, en constante évolution. Il doit prioritairement aider le médecin à prendre ses décisions grâce à une information accessible et opérationnelle. Le médecin de proximité, immédiatement disponible et qui assure le suivi dans le temps de la majeure partie des problèmes de santé (75% de la population française consulte un généraliste dans l’année), a réellement besoin de ce partage d’informations. Il est donc indispensable de bien définir ses besoins avant de se lancer dans la construction d’un dossier médical partagé. Il n’est pas certain qu’un seul dossier puisse répondre aux besoins de l’ensemble des professionnels de santé et les investissements nécessaires se chiffrent en milliards d’euros.
La structuration
La mise en place du dossier partagé va très rapidement soulever la question du codage des pathologies en médecine ambulatoire. Comment les médecins noteront-il les problèmes de santé pris en charge ? Quels outils seront proposés et par qui ? Ces codages sont possibles, ils sont souhaitables mais ils nécessiteront références, adaptations et niveaux de certitudes.
La confidentialité
L’histoire médicale d’un patient lui appartient (loi du 4 mars 2002). Le médecin en est seulement le dépositaire par la volonté du patient et sous le sceau du secret professionnel (art 4 du CDM). En dehors de dérogations légales, ce secret ne peut être partagé, y compris avec d’autres professionnels de santé, que dans l’intérêt du patient, avec son accord et uniquement pour le champ qui les concernent (code de déontologie). Les nouvelles technologies de la circulation de l’information soulèvent des questions délicates concernant la confidentialité des données et leur conservation au cours du temps. Elles devront aussi permettre le droit à l’oubli, car la vie d’un patient est faite de différentes périodes et l’oubli fait partie da la stabilité de chaque être. Qu’en sera t’il des citoyens qui refusent leurs inscriptions dans un système informatisé, ou qui demanderont que certaines informations ne soient pas inscrites au dossier, droit qui est garanti par la CNIL ? Sans aborder la question qui touche à l’exploitation des données même anonymes dans un objectif autre que le soin (étude, évaluation, contrôles de toutes natures...).
Le rôle du dossier médical dans le système de santé
Enfin, et peut-être surtout, politiques, syndicats, mutualistes, citoyens et professionnels de santé devront un jour accepter de préciser ensemble les règles d’utilisation du système de santé. Le dossier médical partagé aura alors toute sa pertinence, sinon un dossier médical même partagé ne sera que le reflet de l’inorganisation du système de santé et non un moteur pour sa structuration. La SFMG dispose d’un réseau de collecte en continu de données médicales en médecine (www.sfmg.org), elle a déjà réfléchi à certaines de ces questions et expérimenté certaines solutions. Elle est en mesure de contribuer au grand chantier du dossier médical partagé. L’échéance fixée à deux ans par le ministre rend souhaitable, dans un premier temps, le partage...des expériences.
Tout à fait d’accord sur 2 points : le secret médical et quelles sont les données utiles.
J’ajouterai : comment contrôler la véracité des éléments notés ?
On m’a noté récemment un élément faux dans un dossier d’organisme public et je n’ai pas pu le faire rectifier. Cela me fera du tort par la suite. Qui croira-t’on de moi ou de l’ordinateur ?
J’ai un patient qui s’est vu noter ’Dépression’ sur son dossier (diagnostic fait en 3 secondes derriere un bureau). Il m’a rapporté avoir lu D.N. sur l’écran, sans trop savoir ce à quoi ca correspondait... J’ai appelé : et boum ... ’ah désolé mon brave monsieur, secret professionnel’. Le brave patient a une étiquette fausse depuis ce temps là. Depuis qu’il sait qu’il s’est fait berner, il a décider de systématiquement mentir au médecin du travail pour rendre son dossier inutilisable...
Il ne doit pas être le seul. Et ca m’etonnerait qu’on puisse supprimer une information. Le droit d’accès aux information et leur rectification n’est deja pas souvent respecté pour des fichiers sans importance, pourquoi en serait il ainsi pour ce nouveau fichier...