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Vers une mésothérapie de qualité sur Internet ?
Un état des lieux inquiétant
A fur et à mesure de nos recherches, l’état des lieux de la mésothérapie sur Internet allait se révéler préoccupant en termes d’image et d’information.
Les différents sites Internet portant sur la Mésothérapie ont été recensés et évalués un à un, avec des critères reconnus de qualité de l’information médicale sur Internet (HON code, Netscoring).
Leur nombre s’est élevé à 1579 pages dont la quasi-totalité s’est avérée être à visée commerciale ou dédiée à la médecine esthétique, définissant la Mésothérapie à l’échelle nationale et mondiale comme « un traitement médical de la cellulite » stricto sensu.
Seuls 11 sites sur les 1579 traitaient de la Mésothérapie utilisée dans le cadre de la douleur en répondant aux critères de qualité requis, 11 autres seulement donnaient une définition sommaire mais non restrictive de la Mésothérapie, 2 étaient consacrés à la présentation de notre D.I.U et retrouvés uniquement sur 2 moteurs de recherche francophones et zéro anglophone.
Enfin la Mésothérapie était citée 3 fois dans un document de 95 pages de l’ANAES sur la « Prise en Charge et Suivi des Malades Atteints de Lombalgie Chronique.
Une démarche d’évaluation des besoins
Les besoins concernant un site pédagogique et pratique dédié à la Mésothérapie ont été évalués par une enquête transversale réalisée à l’aide d’un questionnaire anonyme distribué aux étudiants du D.I.U de Mésothérapie (promotion Pistor).
Sur nos 34 réponses (23 hommes et 11 femmes), l’âge moyen était de 44,39 ans (+/- 7,9 ans) et l’exercice moyen de la Mésothérapie était de 9,1 ans, 24 utilisaient Internet pour la recherche d’informations médicales, 12 avaient déjà fait une recherche sur Internet concernant la Mésothérapie mais 75% de ces derniers n’avaient pas été satisfaits.
Parmi les besoins exprimés, certains ressortaient très clairement : recherche par mots clés, résumés de cours, produits utilisables et types de mélange pouvant être utilisés, vidéos de démonstration, liste des médecins mésothérapeutes, possibilité de poser des questions aux professeurs pour obtenir une réponse référence, bibliographie de la Mésothérapie.
Une site créé en s’aidant de l’évaluation des besoins
En s’aidant de cette évaluation, nous avons conçu un site dédié à l’aide à l’enseignement et à la pratique de Mésothérapie que nous avons appelé « C@mpus Mésothérapie » ( http://mesotherapie.navigamed.com ) et dans lequel nous avons fait figurer en priorité les pôles d’intérêt principaux.
Il a été construit autour du programme d’enseignement déjà mis en place par les enseignants de Mésothérapie avec, pour support multimédia, le texte et les diaporamas auxquels nous avons réussi à ajouter des vidéos de démonstration des techniques et traitements en Mésothérapie.
La structure de C@mpus Mésothérapie (dont l’interface, un LMS : learning management system, appelé Ganesha, spécifiquement dédiée à l’enseignement) comporte une entrée « étudiants » qui donne accès au matériel d’apprentissage et une entrée « enseignants » qui permet à ces derniers de suivre le parcours d’apprentissage des étudiants, de répondre aux questions et de fixer les objectifs.
Une quatrième étape indispensable : la validation par les utilisateurs
Ce site, nous l’espérons, sera une première étape vers la reconquête d’une reconnaissance de la mésothérapie comme technique de sédation de la douleur (en particulier en rhumatologie et médecine du sport), et non pas uniquement comme une technique utilisée en médecine esthétique, ou comme phénomène de mode à visée lucrative !
JE VOUS SIGNALE LE SITE DE LA SOCIETE ISRAELIENNE DE MESOTHERAPIE, TRILINGUE (FRANCAIS,ANGLAIS,HEBREU)
CE SITE EST DESTINE AUX PATIENTS (INFORMATION)ET AUX MEDECINS (FORMATION)
HTTP ://MESO-ISRAEL.ORG
Bonjour,
Je suis d’accord avec vous.
Voici quelques réponses à vos questions :
Que met-on dans les seringues ?
Toujours des produits utilisés en Médecine Générale, disponibles en Pharmacie mais en injections multiples et en très faible quantité : décontracturants, antioedémateux, anti-inflammatoires, vasodilatateurs, calcitonines, poly vitamines, etc. Le médecin veille à l’absence d’allergie, ainsi qu’aux possibles incompatibilités avec d’autres médicaments. On n’injecte pas d’hormones, ni d’antibiotiques. Jamais non plus de cortisone ou ses dérivés.
Est-ce dangereux pour la santé ?
Toutes les précautions d’éradication d’infections sont systématiquement prises. Aucun risque d’hépatite virale, d’HIV. Les effets secondaires sont exceptionnels. Les contre-indications de la Mésothérapie sont liées à la sensibilité pharmacologique du patient et aux produits utilisés. D’où l’utilité d’un médecin qualifié et bien formé. Mais les diabétiques, les femmes enceintes, les personnes âgées, les malades souffrant d’ulcères ou de gastrite et les patients sous anti-coagulants ne font PAS partie des contre-indications.
Que soigne t’elle ?
Les douleurs de l’arthrose, le mal de dos, les douleurs rhumatismales.
Les névralgies, les migraines.
Toutes les pathologies douloureuses, surtout résistantes aux traitements classiques.
Le stress.
Les troubles de la circulation sanguine (jambes lourdes, varices).
Les troubles respiratoires (asthme,bronchite chronique).
Les infections ORL récidivantes (sinusites, rhinites).
Les traumatismes sportifs (entorses, tendinites, claquages, contractures).
Les troubles douloureux après traitement chirurgical.
Les troubles esthétiques (cellulite, rides, chute de cheveux).
Mickaël MURAT
Bonjour, pour répondre à quelques une de vos questions :
Nous nous basons sur l’idée que le médicament doit parcourir le plus court chemin possible pour atteindre le site de la douleur. Le procédé permet de réduire la dose puisqu’on l’administre directement là où il faut. Pour la même raison, l’effet de la substance est plus rapide et de plus longue durée.
On l’applique de façon très individualisée, selon le patient, selon l’intensité et la durée de la pathologie. La fréquence des injections est toujours espacée.
Dans les seringues, nous mettons toujours des produits utilisés en Médecine Générale, disponibles en Pharmacie, nous les utilisons en injections multiples et en très faible quantité : décontracturants, antioedémateux, anti-inflammatoires, vasodilatateurs, calcitonines, poly vitamines, etc. On n’injecte pas d’hormones, ni d’antibiotiques. Jamais de cortisone non plus.
Par un apprentissage des mesures d’asepsie les plus évoluées et notamment le recours systématique à du matériel stérile à usage unique, toutes les précautions contre les infections (cutanées simples ou hépatites virales ou HIV) sont systématiquement prises.
Quand la Mésothérapie a été bien apprise, il n’y a pas de danger, fort peu d’intolérance ou de contre-indications.
La dose de médicaments dans la circulation générale étant nettement moindre, les effets secondaires sont exceptionnels. Ceux sur le système digestif sont court-circuités.
Les diabétiques, les femmes enceintes, les personnes âgées, les patients souffrant d’ulcères et les patients sous anti-coagulants ne sont pas des contre-indications.
La Mésothérapie ne peut pas s’appliquer aux personnes allergiques aux anesthésiques. On ne la pratique pas non plus sur les zones d’infection.
Le médecin veille à l’absence d’allergie, ainsi qu’aux possibles incompatibilités avec d’autres médicaments.
Mickaël MURAT
Soigné avec succès à plusieurs reprises au moyen de la mésothérapie et cela depuis 28 ans, j’apprends avec plaisir que cette méthode médicale est enfin reconnue et que le consultant ne se verra pas retourné un ricannement ironique par le médecin à qui il aura posé, avec culpabilité, la question : Monsieur,pratiquez-vous la mésothérapie ?
Toutefois, j’ai deux regrets : Tout d’abord l’emploi impropre de l’expression " médecine alternative", car " alternative" veut dire : deux solutions et une " médecine deux solutions " ne veut évidemment rien dire ! De plus, cela évoque une médecine de remplacement de la médecine générale au détriment de la compréhension publique. Ensuite, je n’ai pas trouvé sur votre site un quelconque renvoi vers un site grand public qui donnerait des explications claires et simples sur la technique employée, les prescriptions privilègiées etc..
Alain Liscoüet
Bonjour Alain.
La Mésothérapie n’est en effet plus une médecine alternative depuis sa double reconnaissance :
reconnaissance par l’Académie de Médecine en 1987 : la Mésothérapie est déclarée « partie intégrante de la Médecine ».
reconnaissance par le CNOM et la CPAM en 2003 dans le cadre des soins de la douleur.
Le Docteur Pistor aimait à dire à ses patients que : « La Mésothérapie est la plus douce des allopathies et la plus dure des médecines douces ».
Pour le site grand public :
www.mestherapie.info qui, en attendant de faire mieux, pointe vers le site officiel de la SFM
Mickaël Murat.
Bonjour Alain.
La Mésothérapie n’est en effet plus une médecine alternative depuis sa double reconnaissance :
reconnaissance par l’Académie de Médecine en 1987 : la Mésothérapie est déclarée « partie intégrante de la Médecine ».
reconnaissance par le CNOM et la CPAM en 2003 dans le cadre des soins de la douleur.
Le Docteur Pistor aimait à dire à ses patients que : « La Mésothérapie est la plus douce des allopathies et la plus dure des médecines douces ».
Pour le site grand public :
www.mestherapie.info qui, en attendant de faire mieux, pointe vers le site officiel de la SFM
Mickaël Murat.
Mon cher Confrère,
Pouvez-vous me donner vos coordonnées afin que nous puissions prendre contact ?
Bien confraternellement
Dr David Zerbib
Étant jeunes médecins, nous nous étions inscrits au D.I.U de Mésothérapie afin de mieux connaître cette dernière et de savoir comment l’exercer dans les meilleures conditions.
Peu de temps auparavant, la Mésothérapie venait de vivre la reconnaissance la plus importante de son histoire : le diplôme interuniversitaire de Mésothérapie (DIU) avait été validé par le Conseil National de l’Ordre des Médecins lors de sa session de Décembre 2003. Une nouvelle classification des actes médicaux, au sein de laquelle est répertorié le traitement de la douleur par Mésothérapie, rentrera en application le 1er octobre 2004. Dans ce cadre, seuls les médecins titulaires de ce D.I.U seront autorisés à faire rembourser leurs actes de Mésothérapie par les caisses primaires d’assurance maladie et seuls ceux-ci pourront mentionner la Mésothérapie sur leurs plaques et ordonnances.
L’obtention de ce D.I.U est basée sur quatre critères :
la régularité de participation aux séminaires.
la validation de stages pratiques.
la réalisation d’un mémoire de fin d’études.
un examen final écrit dans lequel toute note inférieure à 12/20 est éliminatoire.
Nous avions acquis depuis une dizaine d’années une bonne expérience dans l’Internet et connaissions l’importance de celui-ci dans l’échange du savoir et des connaissances. Nous avons donc fait notre mémoire sur la réalisation d’un outil d’aide à l’enseignement et à la pratique quotidienne de la Mésothérapie sur Internet.
Notre hypothèse de départ était qu’il existait un manque apparent de site pédagogique et d’aide à la pratique de la Mésothérapie, notamment dans ce qu’elle englobe historiquement de plus large, c’est-à-dire le traitement de la douleur.
Notre méthodologie a consisté en 3 points : état des lieux, évaluation des besoins, création de l’outil.
État des lieux : 1579 références à la Mésothérapie trouvées grâce aux différents moteurs de recherche ont été analysées à l’aide d’outils validés d’évaluation de la qualité de l’information médicale sur Internet. La quasi totalité des références disponibles s’est révélée à visée commerciale ou esthétique.
Évaluation des besoins : un auto questionnaire a été distribué aux étudiants inscrits au D.I.U.
Construction de l’outil : une méthodologie validée pour la création d’un outil pédagogique sur Internet a été utilisée pour la création du site.
Nous avons inclus dans cette construction les besoins apparus dans les résultats de l’auto questionnaire, c’est-à-dire :
Un index (= la possibilité de recherche rapide par mots clés)
Des fiches pratiques (= le contenu de l’enseignement du DIU de Mésothérapie, un résumé de différents protocoles utilisés en méso)
Des diaporamas de nombreux cours
Des vidéos de démonstration que nous avons réalisées lors des stages pratiques de ce D.I.U
La possibilité de poser des questions aux professeurs : par la création d’une messagerie interne et d’un forum intégré
La possibilité de consulter la bibliographie : mise en page de l’ensemble des données bibliographiques recueillies auprès de la SFM
Autres fonctions : surtout des fonctions pédagogiques de suivi du parcours des étudiants par les enseignants, autoévaluation, travail coopératif, échange de documents.
Nous avions toujours présents à l’esprit les impératifs sous-jacents suivants :
* un site facile et attractif
* conçu de façon qu’il puisse former un jour le noyau d’une FMC,
* et qu’il soit un lieu d’échange et de rencontre permanent,
* avec en ligne de mire la possibilité de réaliser des études en ligne,
* et être ainsi une des premières disciplines médicales à avoir son propre lieu d’évaluation continue de ses propres résultats.
Le site internet que nous avons conçu a été baptisé C@mpus Mésothérapie
Le mémoire est désormais disponible auprès du Docteur Denis Laurens, Président de la Société Française de Mésothérapie (SFM).
En fin de séance de la soutenance de ce mémoire, nous avons communément fait don grâcieux de ce site à la SFM, à qui revient désormais le choix du mode de subvention pour assurer la pérennité et la mise à jour future du contenu de ce site. Il en est de même pour la stratégie de communication à propos de ce site. Notre seule demande est qu’il garde son essence pédagogique originelle, c’est-à-dire qu’il demeure un outil non commercial d’aide à l’enseignement et à la pratique quotidienne de la Mésothérapie.
Mickaël MURAT, major de la promotion 2004 de ce D.I.U
Pour tout ce qui concerne la Mésothérapie Esthétique, vous disposez de toute la documentation nécessaire sur le site officiel de l’AMME (Association Médecine et Mésothérapie Esthétique) qui fait référence en ce domaine.
Vous pourrez aussi y vérifier si votre médecin en est membre.
www.estheticmeso.com
Mickaël Murat