Accueil Boite à Outils Initiation au xhtml Initiation au xhtml - 1

Publié le : 11 janvier 2004
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Auteur :
Frédéric Senis

Frédéric Senis
Initiation au xhtml - 1

Dans cette série d’articles nous aborderons deux tâches simultanément :
- une initiation au HTML
- tout en respectant dès maintenant les bases du remplaçant du HTML, le xhtml

Tout comme lorsque l’on écrit une lettre à un confrère, la mise en page, la grammaire et l’orthographe sont important pour que le signifié parvienne au destinataire dans le cadre d’un document (x)html, c’est pareil : Il faut respecter la grammaire du langage (x)html.

XML Le (x)html est un langage de description de document, c’est à dire que son vocabulaire et sa grammaire ont pour but non pas de définir l’aspect de la page mais décrire son contenu.

Il est du ressort d’un autre composant de définir l’aspect final à l’écran ou à l’impression. Ce composant est le module d’affichage par défaut du navigateur que vous utilisez mais vous pourrez utiliser des feuilles de style pour l’adapter (ce que nous verrons dans une autre série d’articles).

Pour ce premier article, nous allons aborder la partie la plus rébarbative : les bases. La première page sera pour la semaine prochaine.

Les bases de la grammaire xhtml

Les règles de grammaire en xhtml sont assez simples mais strictes :

  1. Les mots clés sont des balises contenus entre des "<" et des ">". Les balises sont obligatoirement en minuscule
     exemple : <html> est une balise
  2. Une balise peut contenir une ou plusieurs informations complémentaires appelées "attributs".
  3. chaque attribut doit avoir une valeur qui s’écrit entre "guillemets doubles" (") précédés du signe "=" :
      <a href="#top">haut de la page</a>  : Ici, la balise qui débute un lien, contient l’attribut "href" (sa destination) dont la valeur est #top (le haut de la page)
  4. Toute balise doit être ouverte puis fermée. Pour fermer une balise on la répète après son contenu en ajoutant un "/"
     exemple : <html> ... </html>
  5. Même si elle est vide, une balise doit être fermée
     exemple : je suis un saut <br></br> à la ligne dans ce cas, il existe un raccourci typographique qui consiste à écrire le "/" de fermeture à la fin de la balise d’ouverture :
      je suis un saut <br /> à la ligne
  6. Les balises peuvent être imbriquées mais elles ne peuvent pas être entrelacées :
     exemple correct : <h1>Bonjour le <a href="#top">monde</a><h1>
     exemple incorrect : <h1>Bonjour le <a href="#top">monde</h1></a>
  7. Il ne peut y avoir qu’un élément racine, dans notre cas une balise <html> </html>

Les navigateurs web actuels ont l’habitude de travailler avec des pages pas toujours très propres au niveau du code html. Cependant, cela ne doit pas nous servir de pretexte pour écrire n’importe comment. La qualité technique du code de la page est la garantie du bon affichage chez le maximum d’utilisateurs.

Les lignes d’initialisation

En tout début de fichier xhtml, on trouve une série de lignes ne faisant pas partie de la page en elle-même :


<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>

Cette ligne se lit : "Je suis un document xml de version 1.0 [1] et les caractères me composant sont encodés en UTF-8 [2]

Puis vient :


<!DOCTYPE html

        PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN"

        "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">

Cette ligne obscure signifie juste que la page qui suit déclare être conforme strictement au standard "xhtml1-transitional" [3]. C’est à dire que l’auteur a vérifié que la page respecte la totalité des règles techniques du standard avant de la publier.

Nous reviendrons sur le sens exact de cette ligne dans un futur article.


<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xml:lang="fr" lang="fr">

Ici commence enfin notre page proprement dite avec l’ouverture de la balise . Cette balise est pourvue de 3 attributs :

xml:lang et lang renseignent le navigateur sur la langue utilisée pour rédiger le texte. Cela peut servir par exemple pour placer des guillements "français" ouvrants et fermant ou respecter les espaces insécables autour des ponctuations de façon automatique.

Enfin, xmlns spécifie selon quel standard doivent être comprises les balises contenues dans le document (ici, bien sur xhtml).

Ces trois lignes sont généralement entièrement gérées par votre logiciel d’édition de page (si bien sur vous en utilisez un).

Si vous utilisez un simple éditeur de texte, ne les renseignez qu’après avoir vérifié la qualité de votre code. Mieux vaut ne rien mettre que d’écrire quelque chose de faux. En leur absence, le navigateur de votre lecteur fera de son mieux pour présenter le résultat à son utilisateur mais sans aucune garantie (surtout en ce qui concerne les caractères "nationaux" ou accentués et les alphabets non latins)

Conclusion

Ce sera tout pour aujourd’hui. Comme souvent en informatique, une certaine rigueur est nécessaire et l’écriture de pages web n’échappe pas à cette règle.

Je vous laisse ingurgiter cela et nous attaquerons la semaine prochaine avec notre première page.

 

[1] Il n’existe pas d’autre version fonctionnelle de xml

[2] Il s’agit d’une façon d’écrire les caractères ne faisant pas partie des 255 habituels.

Il existe d’autres encodages disponibles. En français, on peut retenir le iso-8859-1 et le iso-8859-15 qui contiennent l’ensemble des caractères européens habituels.

Quoi qu’il en soit, l’encodage est en règle générale géré directement par le logiciel d’édition que vous utilisez.

[3] Le "transitional" s’explique par la phase de migration entre le HTML classique et le xhtml.

Le xhtml-transitional est moins strict que le format final (qui assez logiquement porte le nom de xhtml1-strict")




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