Depuis le début de mes études, soit en 1972, je me suis intéressée aux problèmes liés à la recherche documentaire dans le domaine de la santé. En 1974, j’avais déjà choisi comme thème de mon mémoire de Documentation " La recherche documentaire médicale : de l’étudiant au praticien".
A cette époque, Internet n’existait pas et il était assez mal aisé d’accéder aux informations. Les revues n’éditaient qu’un index thématique en fin d’année, les bibliothèques ne disposaient que de fichiers papier et du prêt inter-bibliothèques. On pourrait croire qu’avec l’avènement des nouvelles technologies, l’accès aux informations médicales est devenu un jeu d’enfant. Or, si j’en crois les doléances des praticiens, il n’en est rien. La surabondance de sites nuit à l’accès vers une information précise et rapide. La jungle que constitue Internet noie l’utilisateur plus qu’elle ne l’informe ; elle est décourageante et chronophage. De plus, il lui incombe de s’assurer de la véracité des données trouvées et de les hiérarchiser. Le web est une mine d’or. Pourtant certaines recherches n’aboutissent pas : Il n’y a rien sur le sujet ? – Non ! Vous avez mal cherché ! Un simple problème de méthode…Il existe néanmoins des solutions. SEQUENCE 1 : Conseils Généraux Pour tout travail manuel ou intellectuel, l’essentiel réside dans la préparation de la recherche :
1- Utilisez de préférence, Mozilla Firefox + Google (même sur MAC)
2- Paramétrez les options de recherche
3- Traduisez par écrit, votre sujet de recherche en DESCRIPTEURS et combinez-les entre eux en pensant à les employer au singulier comme au pluriel. En conséquence, bannissez les déterminants (le, les, les), les phrases.
4- Combinez les descripteurs en utilisant des « opérateurs booléens » : ET, OU, SAUF (en anglais AND, OR, NOT ou AND NOT).
5- Utilisez le signe « + » entre deux descripteurs
J’y reviendrai plus tard.
6- Créez des dossiers ordonnés de Marque-Pages contenant des sites généralistes et spécialisés. Voir les liens ci-dessous :
7- Vous recherchez un schéma, une photo : Cliquez directement sur l’onglet « images » de Google et inscrivez vos descripteurs.
Ex : névralgie faciale
8- Vous considérez qu’une bonne carte heuristique vaut mieux qu’un long discours :
Consultez Medic’All Maps Cartographie de l’information et médecine
9 – Privilégiez les sites dont l’adresse se termine par .org
10 - Vous découvrez un nouveau site : Cliquez sur « Qui sommes-nous ? » afin de connaître le profil de l’auteur. (scientifique, secte, association, monsieur tout le monde, farfelu).
11 - LECTURE DU SITE :
- Il existe parfois des « onglets » (semblables aux intercalaires d’un classeur)
Repérez le menu (à gauche en général) et cliquez sur le chapitre qui vous intéresse.
A défaut : remplissez la zone : « rechercher »
Le site est mal conçu : consulter le « plan du site »
Vous accédez enfin à la page convoitée :
Pour localiser rapidement l’information : Ctrl + F : une zone apparaît en bas à gauche de l’écran. Inscrivez le descripteur. Celui-ci s’affiche en surbrillance sur la page. (+ suivant).
12- Problème de traduction : le site est en anglais, chinois ou javanais :
Ouvrez une page « BABELFISH » : 2 propositions -Traduire un mot, une phrase -Traduire une page entière (la traduction est certes approximative mais elle vous permettra d’en saisir le sens)
A suivre...
Michèle MARTIN-GAHAGNON
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Les transformations observées dans les journaux biomédicaux ont été nombreuses depuis le développement d’internet et surtout du web 2.0. La qualité des contenus reste assez médiocre et peu d’efforts ont été fait pour améliorer la qualité des publications.
Les journaux biomédicaux ont pour vocation de remplir cinq missions : s’assurer de la meilleure qualité possible des textes publiés grâce au système de peer review ; communiquer les résultats originaux des recherches ; réunir des communautés scientifiques et médicales ; archiver le savoir ; œuvrer à la mise en place d’un consensus scientifique autour d’une problématique indépendante des pressions commerciales, politiques, professionnelles et économiques du moment. Ces missions, qui fondent la légitimité de l’existence des revues, doivent perdurer et les nouvelles technologies demeurer au service de la diffusion de l’information, sans en modifier le sens. Les professionnels de santé n’ont jamais eu tant de données à leur disposition, mais ils ne trouvent pas toujours avec plus de facilité que par le passé la bonne information au moment où ils en ont besoin. De plus, lorsqu’ils trouvent une information correspondant à leur thème de travail, ils n’en connaissent pas toujours la fiabilité et le niveau de preuve.
Les changements apportés par l’électronique sont nombreux :
les revues dites électroniques ont d’importants avantages compétitifs sur les revues dites papier (podcasts, inclusion de google map dans des articles d’’épidémiologie, logiciel dans des formules chimiques,...) ; le web 2.0 accentue ces différences ;
la forte pression pour un accès gratuit au contenu des revues : si pour certains ce principe semble acquis, rien n’est encore définitif. Si ce principe devenait réalité, les ressources des maisons d’édition ne proviendraient plus des lecteurs (particuliers, services hospitaliers, bibliothèques), mais d’autres acteurs qui devront supporter les coûts de l’édition (auteurs, institutions, laboratoires pharmaceutiques, … ?) ;
la possibilité pour tout internaute (l’e-patient) d’accéder aux mêmes informations que les professionnels de santé. Le public, avec les scientifiques, a contribué à l’augmentation des consultations de la base de données Medline après sa mise en accès gratuit sur internet : 163 000 recherches en janvier 1997, 12,5 millions en janvier 1999, 64,8 millions en janvier 2005, et 82,3 millions en mars 2007 ; depuis 2007, la croissance a cessé ;
la possibilité de quantifier de plus en plus finement la notoriété de chaque auteur ; le calcul de la notoriété d’une revue (le fameux facteur d’impact) devrait céder le pas au calcul de la notoriété de chaque article (et donc de leurs auteurs) via le nombre de « hits » par exemple pour un article sur un site internet donné ;
la montée en puissance des réseaux sociaux rapidement adoptés par les plus prestigieux journaux et les jeunes générations.
Face à ces technologies, la revue systématique de PLOS ONE publiée en mai 2009 est un excellente étude dans un domaine où peu de données existent ; celui de la falsification des données scientifiques. A partir de 3276 références, l’auteur a inclu 21 articles (de 1987 à 2008) dans une revue systématique et 18 dans une méta-analyse. Plus de 10 000 scientifiques, essentiellement américains (15 études USA), ont répondu à l’enquête. La malveillance a 3 composantes : fabrication, falsification et plagiat. Les résultats étayent des hypothèses admises : environ 2 % des scientifiques admettent avoir fabriqué, falsifié ou modifié des résultats au moins une fois, et environ 33 % admettent d’autres types de pratiques peu recommandables (suppression de données, changement de données sous la pression d’un financeur, etc..). Dans la discussion, l’auteur pense que dans ce domaine, les déclarations sont probablement sous-estimées.....
En 1978, la déclaration d’Alma Ata proposait « La santé pour tous en l’an 2000 » ; actuellement des groupes de travail, sous l’égide d’institution dont l’OMS, nous proposent « l’information pour tous en 2015 ». Cet espoir est fondé sur les facilités d’accès apportés par les nouvelles technologies de l’information et de la communication : mais est-il réaliste ? L’objectif de « l’information pour tous les professionnels de santé en 2015 » est un bel idéal qu’il faut poursuivre à tout prix. Le succès ou l’échec des journaux du futur à remplir cette mission dépendra plus à notre avis de la faculté qu’auront les professionnels de la santé à changer leurs comportements face à l’abondance d’informations, plutôt qu’à leur capacité à s’adapter à de nouveaux outils technologiques. Une fois de plus, l’homme bien d’avantage que l’outil ou le média, est au cœur du système.
Ce court texte a été préparé à partir d’un article sur l’avenir des journaux biomédicaux électroniques publié dans le supplément internet médical de la Presse Médicale.
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Quelques définitions
Les médias sociaux dominent désormais le Net
Vous entendez parler souvent de Facebook et Twitter car ils font partie des chefs de file des "médias sociaux" et les médias sociaux dominent désormais l’activité des internautes dans le monde.


La grippe H1N1 en est un bel exemple, avec 350 000 occurrences sur Google dans les dernières 24 heures et dans quasiment aucune des instances officielles, tous ces contenus étant générés par un mélange d’individus et de médias en ligne divers et variés. Facebook, ouvert au public depuis 2006 seulement, avec ses 350 millions d’utilisateurs en décembre 2009, est le second site le plus consulté dans le monde et a la même place en France, précisons-le. YouTube, site de partage de vidéos, est numéro 3. Wikipedia, l’encyclopédie collective est numéro 6. Twitter, lancé en 2006, n’a pas encore autant d’utilisateurs mais est considéré comme l’un des principaux réseaux sociaux depuis ces derniers mois.
Facebook offre des fonctions en plus
Comme tous les autres médias sociaux, Facebook permet à ses utilisateurs de créer des comptes et d’interagir avec d’autres utilisateurs. Mais il offre des choses en plus : la possibilité de jouer à des applications ludiques (dont de nouvelles apparaissent chaque jour), la probabilité très élevée de pouvoir trouver quelqu’un que l’on recherche, compte tenu de la population totale d’utilisateurs, la facilité d’entrer en contact avec une personne sans connaître son adresse email, et enfin la possibilité de créer sa propre page "fan" pour promouvoir une idée, un événement, une association, une marque, etc.
Twitter a inventé le microblogging
Twitter, l’inventeur du "microblogging", permet à l’utilisateur d’envoyer gratuitement des messages brefs (140 signes maximum), appelés des tweets ("gazouillis"). Quand on se connecte sur Twitter en tant que membre inscrit, on voit les tweets postés par ses propres abonnés ou followings. Et on les "re-tweete" à son tour, lorsqu’ils sont intéressants, car les tweets contiennent très souvent des liens vers des articles. Les grands événements sont donc souvent connus des internautes d’abord par Twitter. De plus, les tweets et retweets étant répertoriés par Google, le référencement du blog se trouve significativement amélioré. De nouvelles applications dédiés à Twitter naissent régulièrement. L’une d’elles permet aux blogs de communiquer, de façon automatisée, le titre de leurs billets aux abonnés du compte Twitter du blog.
Un médecin, que peut-il faire de Facebook et de Twitter ?
Se renseigner grâce à Twitter
En créant son propre compte sur Twitter, un médecin peut progressivement créer un réseau qui lui permet de suivre les nouvelles qui l’intéressent et entrer en relation avec les spécialistes. Ceux qui lisent l’anglais découvriront une quantité importante de comptes Twitter consacrés à la diffusion d’informations scientifiques. Créer sa page pour les Fans
D’abord, comme pour tout internaute qui a un métier, il faut définir l’objectif que l’on se fixe pour l’usage de ces médias sociaux. Veut-on faire de Facebook un lieu purement personnel, le réserver à ses relations professionnelles ou tenter de faire un hybride des deux ? Par exemple, un professionnel de santé peut créer une page "Fan" sur Facebook et y publier des informations et conseils médicaux d’ordre général. Certains médecins bloggeurs ont des abonnés sur Twitter où ils publient des recommandations et des références à des pages Web intéressantes. C’est une façon de diffuser aux patients la bonne parole au-delà de la consultation La confidentialité avant tout
Mais, en tant que professionnel de santé, il y a des contraintes à respecter. Premièrement, même si votre usage du compte est professionnel, vous ne pouvez pas relater des anecdotes concernant vos patients au risque d’enfreindre la confidentialité de leur vie personnelle. D’autre part, il faut maintenir la même distance que celle observée dans la vie réelle. Vous n’inviteriez pas votre patient à un grand dîner familial et il n’est pas souhaitable qu’il puisse y "participer" par l’intermédiaire de Facebook. Enfin, il est prudent de surveiller son propre nom sur la Toile. D’autres peuvent citer votre nom : il vaut mieux se tenir au courant.
Et le temps pour tout ceci ?
Cet article ne serait pas complet sans parler du problème du temps qui manque. Comment s’engager sur "encore" d’autres usages du Web en 2010 ? Réponse : c’est comme pour tout. Il faut faire le bilan entre ce que l’on gagne et le temps que l’on peut y consacrer. Cela ne peut qu’être une décision personnelle. En revanche, les sociétés savantes, les associations et autres institutions peuvent et doivent s’organiser collectivement pour ne pas rester dans le Web 1.0 alors que les internautes sont passés au 2.0...
Denise Silber : présente sur Facebook, LinkedIn, Viadeo et Twitter (@health20paris)
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Nul ne l’ignore plus, et même les médias institutionnels s’en sont avisés, une partie de l’information mondiale transite en cette fin de décennie par les sites communautaires.
Les médecins maîtres-toile sont acteurs de cette évolution. Les articles des membres de l’association sont publiés sur Twitter.
Voir en ligne : MedecinsMMT
Les médecins maître-toile sur Twitter
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Présidente : Marie-Thérèse Giorgio
Vice-présidents : Henri Gracies, Jean-Pierre Legros
Trésorier : Bertrand Hue
Trésorier adjoint : Gérald Bernardin
Webmaster : Dominique Dupagne
Secrétaire : Philippe Abimelec
Secrétaire adjoint : Cyril Queméras
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Pour les MMT comment régler votre cotisation 2009 ?
Cotisation pour les membres actifs : 40 euros
Cotisation pour les membres associés : 10 euros
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l’Association pour la Qualité de l’Internet Santé, l’AQIS, vous convie à visionner l’enregistrement de son 2e Grand Colloque, portant sur la certification des sites santé, le bilan après un an, et l’impact des outils web 2.0 (blog et forum notamment) sur la qualité des sites santé. Intervenants de l’AQIS, HAS, HON, Ordres des médecins, pharmaciens, sage-femmes, MMT, CISS, OrphaNet, AFA, Cismef, EHESP, Wyeth, Orange, ... Bureau de l’AQIS : Prés : Denise Silber (Basil Strategies, MMT), Vice-Prés : Line Kleinebreil (PCDE), Sec : Antoine Flahault (EHESP), Sec Adj ; David Oziel ; Trés (CNGOF, MMT)
Voir en ligne : http://www.aqis.fr
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Le Bureau de l’asssociation des Médecins Maîtres-Toile a été renouvelé (vote des membres validé le 16/12/08), voici sa composition :
Président : Didier Mennecier |
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Vice-président : Henri Gracies |
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Secrétaire : Martine Kuperminc-Le Ber |
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Secrétaire-adjoint : Cyril Quémeras |
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Trésorière : Karine Sauvage |
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Trésorière-adjointe : Marie-Thérèse Giorgio |
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Webmaster site MMT-Fr : Alain Sichel |
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Cette page vise à améliorer le confort de lecture des internautes qui ne disposent que d'un terminal en mode texte (VT, tablette braille, synthétiseur vocal...) ou d'une connexion à très bas débit.
Vous trouverez en permanence sur http://www.mmt-fr.org/oo/ le texte intégral des trois derniers articles publiés, ainsi que les cinq dernières brèves.
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